En vrac : Les Contrées de l’Horreur – Légendes Oubliées, Pretty Pretty Smash Up, Warhammer Conquest et The Witcher

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En vrac

« En vrac » c’est notre rubrique collective de discussions et « d'avis-minute » sur nos soirées jeux plus ou moins hebdomadaires.

La rubrique « En vrac » réunit nos « avis-minutes » sur les dernières nouveautés. Après les jeux familiaux découverts au Festival International des Jeux de Cannes, nous nous attaquons aux « gros jeux »… dont beaucoup à base de cartes.

 Les contrées de l’horreur – Légendes oubliées

Un jeu de Nikki Valens
Illustré par Magali Villeneuve et Anders Finér
Publié par FFG et Edge

1 à 8 joueurs, à partir de 14 ans, pour des parties d’environ 180 minutes

 

L’avis de Jub  :  Légendes Oubliées fait partie de ce type d’extensions qui consiste à rajouter du matériel au jeu de base sans l’alourdir par l’ajout de règles supplémentaires.

Et du coup, elle remplit merveilleusement son office pour les amateurs de la boîte de base qui commençait à connaître certaines cartes de rencontres par cœur (« non Papa ! C’est mon moi du futur, ne le descends pas à coup de chevrotine !« ) et devaient remélanger les paquets de recherches des villes et du Grand Ancien.

On va donc y aller avec du gros chiffre pour exposer le contenu de la boîte :

  • 1 Grand Ancien : Yig qui vous fera détester les serpents avec la nouvelle condition « empoisonné ». Vous verrez souvent le dos de sa carte de Grand Ancien car sa piste de destin commence à 10 !
  • Les autres Grands Anciens sont gâtés avec leurs paquets de cartes recherche qui passent de 8 à 23 cartes ! Ils reçoivent également 2 nouveaux mystères (on doit en résoudre 3 parmi 6 désormais et pas 3 parmi 4).
  • Nouvelles conditions, nouveaux sorts, nouveaux objets, artefacts, monstres et cartes mythes.

Les mauvaises langues pourront regretter que toutes ces cartes ne se soient pas trouvées dans le jeu de base mais pour environ 20 euros, l’apport de cette extension en fait un ajout obligatoire.

Et Dncan a bien aimé aussi 


Pretty Pretty Smash Up

Un jeu de Paul Peterson
Illustré par Harald Lieske
Publié par AEG

2 à 4 joueurs, à partir de 10 ans, pour des parties d’environ 45 minutes

 

 L’avis de Jub  :  Quand j’ai vu pour la première fois la couverture de la nouvelle extension Smash Up, j’ai cru à un fake. Et puis, il a fallu se rendre à l’évidence : chez AEG, ils y vont à fond avec ce produit qui exploite les memes et la subculture au maximum.

Au menu de la nouvelle extension :

  • les lolcats avec surabondance de références (« can haz base ? », invisible bicycle, grumpy cat…)
  • les chevaux mythiques (licornes, petit poney, cheval de mer) qui nous démontrent les pouvoirs de l’amitié (bonus si on a plusieurs minions sur une base)
  • les fées qui volent les actions et ont des cartes avec 2 effets au choix.
  • les princesses qui présentent comme les Robots et les Cultistes de Chtuluh un deck déséquilibré (qui sort de la traditionnelle répartition 10 minions / 10 actions) avec uniquement des personnage à 5 de force !

Bon c’est toujours du Smash Up et ça remultiplie le nombre de combinaisons possibles et surtout permet de continuer à remplir la grosse boîte luxueuse pour tout ranger dedans.

A noter que l’extension inclut les 4 diviseurs en plexi dur pour mettre dans la dite grosse boîte luxueuse.

 


Warhammer 40,000 : Conquest

 Un jeu de Eric Lang et Nate French
 Publié par FFG et Edge

2 joueurs, à partir de 14 ans, pour des parties d’environ 45 minutes

 

 L’avis de Jub  :  Dernier né des JCE de chez FFG/Edge (jeu de cartes évolutifs), Conquest se déroule dans le monde de Warhammer 40.000.

Prévu pour 2 joueurs, il propose de faire s’affronter deux armées pour le contrôle de plusieurs planètes.

On y retrouvera donc la bonne recette d’un jeu prêt à jouer avec différentes factions toutes prêtes mais qu’il sera possible de personnaliser avec le contenu de la boîte de base ou plutôt en achetant les extensions qui sortent sous la même forme que ses cousins (le Trône de Fer, Android Netrunner, l’Appel de Chtuluh, etc…).

Ce jeu fonctionne bien mais sans révolutionner le genre, si bien qu’il ravira les amateurs de l’univers mais aura du mal à convertir ceux que la testostérone conditionnée en armure Terminator ne fait pas rêver.

Les Factions jouables avec la boîte de base sont : Garde Impériale, Space Marines, Chaos, Eldars, Eldars Noirs, Tau, Orks.

Le deck Space Marine de base, par exemple, mélange différents chapitres et il faudra se fournir avec les extensions pour constituer un deck répondant aux canons de son chapitre préféré (Dark Angels si on a du goût).

Le système de constitution de deck est intéressant : on choisit un général/chef de guerre ses cartes liées (sa suite d’unités et de cartes actions) et on peut ensuite piocher dans les cartes de se faction, les cartes neutres ou les cartes des factions voisines afin de faire un deck complet.

Ca se joue donc avec entrain pour peu qu’on apprécie l’univers et les 7 factions jouables permettent déjà de nombreuses parties pour tester les différents style de jeu.


The Witcher

 Un jeu de Ignacy Trzewiczek
 Illustré par Damien Mammoliti
 Publié par FFG et Edge

de 2 à 4 joueurs, à partir de 14 ans, pour des parties d’au moins 120 minutes

 

L’avis de Kristoff  :  Tiré de la licence des romans d’Héroïc Fantasy d’Andrzej Sapkowski (dont une adaptation en jeu vidéo existe déjà), le jeu nous plonge dans le monde de The Witcher à travers les aventures d’un des quatre personnages disponibles : le Sorceleur Geralt de Riv, la sorcière Triss Merigold, le barde Jaskier ou le guerrier nain Yarpen Zigrin.

L’objectif est simple à assimiler : il s’agit d’acquérir un maximum de points de victoire en étant le premier à compléter trois quêtes individuelles et quelques missions complémentaires facultatives. On va donc mener son personnage de villes en villes afin d’y acquérir des indices et, bien entendu, il y a sur la route quelques monstres à combattre ou des malédictions à surmonter.

N’ayant pas lu les romans ni joué au jeu vidéo de The Witcher, il m’est difficile de dire si l’univers original est respecté dans sa version plateau, toutefois des amis compétents en la matière m’assurent que c’est le cas.

Pour la jouabilité, le matériel est très correct et plutôt bien fourni : beaucoup de cartes, jetons, dés etc… Mais voilà : cela fait énormément d’éléments à manipuler pour une capacité d’action assez limitée.

On bouge, on prend ses jetons indices, on active à la rigueur des cartes pouvoirs et on combat l’éventuel monstre présent. Même si les tours sont rapides, ils restent assez répétitifs avec une interaction entre joueurs se limitant à provoquer des malédictions collectives.

Au final, les deux bonnes heures de partie se traînent un peu, sauf certainement pour les fans de la licence.