En vrac : Love letter, Relic runners, Pompéii, Belfort, Koryo

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En vrac

« En vrac » c’est notre rubrique collective de discussions et « d'avis-minute » sur nos soirées jeux plus ou moins hebdomadaires.

On s’est rendu compte qu’on manquait un peu de temps pour rédiger de jolis articles sur tous les jeux qu’on joue lors de nos soirées. Parfois, c’est un peu frustrant : même sans écrire un long article, on aurait envie de dire un petit mot des jeux qu’on a bien aimés ou de ceux qui nous conviennent moins mais qui pourraient vous plaire (les goûts et les couleurs, tout ça…)

C’est la raison de cette nouvelle rubrique, moins rédigée, où l’on se contente de partager avec vous nos avis sans forcément expliquer les jeux. Une rubrique d’échange que l’on aimerait ouverte sur vos commentaires…

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Love Letter Kanay Factory Limited version
un jeu de  Seiji Kanai illustré par Noboru Sugiura et publié par AEG

L’avis de Martin : Love Letter est un jeu ultra simple et très peu stratégique : à chaque tour, on joue l’une des deux cartes que l’on a en main et souvent, le choix s’impose de lui-même. Malgré tout le jeu est rapide et très amusant.  Il fait partie de ces jeux d’ambiance où les relations entre les joueurs comptent davantage que la stratégie : le but du jeu est de jouer la comédie, de plaisanter et surtout de s’amuser. Gagner est très secondaire.

Après une première version qui avait la particularité d’être particulièrement laide (c’est malheureusement la seule version traduite en français), AEG nous propose une seconde édition qui reprend les graphismes de l’édition originale japonaise, plus homogènes et minimalistes comme les mécanismes. À noter que l’une des cartes change de pouvoir (le roi qui devient en passant un ministre) ce qui amène une petite variation pas désagréable.

L’avis de jub : j’ai aimé la première version avec ses dessins façon camions de routiers américains et livré en gant de toilette. J’aime tout autant cette version avec ses dessins crayon de couleur livré dans son écrin luxueux. Par contre quand je vois la carte du Clown, j’ai du mal à comprendre pourquoi tout le monde crie au génie sur cette édition originale et veut brûler l’édition américaine (sérieusement, il est super moche ce clown, non ?).

Faut-il acheter le jeu ? Si vous avez la première version, c’est discutable, sinon, oui bien-sûr. Love letter est loin de faire l’unanimité mais nous, on aime plutôt bien. En fin de soirée ou à l’apéro.

La fiche du jeu chez  (version anglaise donc)

Relic Runners
un jeu de Matthew Dunstan illustré par Julien Delval et publié par Days of Wonder

L’avis de Martin : Relic runners est le nouveau « gros » jeu de Days of Wonder, un éditeur qui s’est spécialisé dans la réalisation de jeux souvent très soignés pour les « familles de joueurs ». La recette est respectée : les règles s’expliquent en moins de 15 minutes, le matériel donne envie de jouer et ça tourne très bien. Rien à critiquer sur le jeu en lui même si ce n’est que les mécanismes, déjà vus pour la plupart, ne m’ont pas apporté une excitation particulière et l’originalité que je recherche en ce moment en ouvrant une nouvelle boîte de jeu.

Comme le jeu est relativement simple, il n’est pas sûr que je le ressorte beaucoup dans les soirées de gros joueurs, sauf si on me le demande bien sûr. Mais j’y jouerai avec plaisir avec mon fils. (Relic runners est annoncé à partir de 10 ans)

La fiche du jeu chez

Pompéii
un jeu de Klaus-Jürgen Wrede illustré par Oliver Freudenreich et Guido Hoffmann et publié par Amigo

L’avis de jub : Ce jeu vient de ressortir dans une seconde édition en anglais cette année et le voir sur les étals des boutique en ligne m’a donné envie de ressortir ma vieille boîte couvert de poussière (volcanique ha ha…). Le jeu est rapide et pas prise de tête, on pose des gens dans les bâtiments, puis quand ça pète on essaie de les sortir et d’ensevelir sous la lave les personnages adverses. Quel plaisir de jeter un pion dans le gros volcan qui surplombe le plateau de jeu ! A noter que ce thème peut s’avérer très choquant pour certains (BGG : un jeu = une offense).

L’avis de Martin : Lors de nos soirées jeux, nous essayons de sortir régulièrement des « vieux » jeux. Cette semaine, Jub nous proposait une petite partie de Pompéii, un jeu de 2004 dans lequel les joueurs tentent de sauver les habitants de la ville de Pompéii en pleine éruption du Vésuve. Si le matériel du jeu et les illustrations ont un peu vieillis (le jeu a 10 ans, mais une année de jeux de société vaut 4 année normale) le mécanisme n’a pas pris une ride. À leurs tours de jeu, les joueurs peuvent déplacer leurs petits bonhommes et surtout ajouter une tuile « lave » pour brûler ceux des adversaires. C’est très simple, rigolo avec pas mal de négociation et de hasard.
Bref, à moins de le trouver à 10 euros je ne l’achèterai pas mais je me suis bien amusé et j’y rejouerai avec plaisir.

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Koryo
Un jeu de Gary Kim illustré par Stéphane Gantiez et publié par Moonster Games

L’avis de Martin : Koryŏ est un petit jeu de cartes simple, rapide et léger comme il en sort pas mal en ce moment. Il s’agit d’un jeu de majorité avec des cartes : il existe 9 personnages différents dont il faut avoir devant soit la majorité pour pouvoir appliquer leurs pouvoirs. Je ne rentrerai pas dans le détail des mécanismes qui sont simples et, c’est rare, originaux (vous pouvez lire ma présentation détaillée ici). J’insisterai juste sur le plaisir que j’ai à sortir ce jeu fortement interactif qui oblige, principe de majorité oblige, à attaquer en permanence ses adversaires pour les priver d’une majorité.

J’ai constaté que Koryŏ ne correspondait pas à tous les types de joueurs. Pour moi, c’est la bonne surprise de la rentrée et le jeu que je propose lors de toutes les soirées du moment. Je rêve déjà d’extensions avec de nouvelles cartes.

L’avis de jub : Gros coup de cœur de ces dernières semaines pour un jeu de cartes qui propose des parties rapides mais toujours très interactives 🙂 Entre le bluff du choix des cartes et les séances de pleurnicherie lors de la résolution des cartes d’attaques, il se passe toujours des choses à chaque tour de jeu. Et notons que ce week-end, j’ai enfin réussi à gagner une partie malgré les fourberies habituelles !

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Belfort
Un jeu de Jay Cormier et Sen-Foong Lim illustré par Josh Cappel, Satya Hody et Hans-Georg Schneider et publié par TMG

L’avis de Martin : Belfort est le 12 548 ème gros jeu à l’allemande de pose d’ouvriers (ou pas loin). En écrivant cela, j’ai résumé l’essentiel de mon avis sur le jeu : ça tourne bien, c’est plutôt agréable… mais il n’y a vraiment rien de très original. Seule (petite) originalité du jeu, les joueurs disposent de nains ou d’elfes qui ne présentent pas des mêmes capacités : seuls les nains peuvent descendre à la mine, seuls les elfes peuvent couper du bois. Mais un an après la sortie de Belfort, le jeu Manhattan project, que j’apprécie d’avantage, a poussé l’idée plus loin avec trois types de personnages et surtout des possibilités de pose plus variées.

Du coup, même si Belfort est un bon jeu, je ne sais pas si j’y rejouerai beaucoup et je ne pense pas acheter l’extension qui paraît cette année.

L’avis inutile de jub : Le défaut de ce jeu c’est que malgré son ambiance med fan, il ne parvient pas à répondre à cette grande énigme « Pourquoi avoir donné le statut de département à un terrain grand comme ma cuisine ? ». Sinon, le jeu tourne bien mais a quand même du mal à faire sa place dans une catégorie déjà très représentée. A noter qu’il y a un jeu dans le jeu puisqu’avant la première partie, il faut résoudre « le mystère des planches d’autocollants ».

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