X-Wing le jeu de figurines : Pew Pew !!!

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Jub

Maître Jub est expert en jeu de société, spécialisé dans le "plus c'est long, plus c'est compliqué, plus c'est bon".

source : Edge

Nous abordons aujourd’hui un nouveau type de produit dans cette rubrique : les produits de luxe. Pas la faute au jeu à proprement parler mais bien de son thème et de la fameuse licence Star Wars.
Cette licence dont on sait par expérience :

1. Qu’elle rend tout plus cher (Mais Jabba, comment tu peux être vendu 60 euros ? Tu es juste 2 pièces de Lego assemblées !)
2. Qu’elle se décline sur tout et n’importe quoi (les cuillères de céréales en forme de Yoda)
3. Qu’elle permet de vendre n’importe quoi (Jar Jar Binks ?!? Sérieux !!!)

Dans le cas présent, on est plutôt bien loti car le thème est exploité sans digression : les célèbres chasseurs de la bataille de Yavin IV s’affrontent dans des combats spatiaux. On reste fidèle au premier film Star Wars bien connu des plus de 30 ans et l’absence de référence à la trilogie Binks, la série Clone Wars, les recoins les plus sombres de l’univers étendu permet de s’attacher les fans de la première heure et ceux qui connaissent vaguement, sans avoir approfondi, et qui ne se rappellent plus comment Spock s’allie aux Atréides Ayato et Ryu pour vaincre les Cyllons de Dark Vador.

 

Les vaisseaux de la première série.

Le jeu s’inspire fortement de Wings of War/Wings of Glory sorti il y a plusieurs années et qui permettait de faire s’affronter des avions de la première ou de la seconde guerre mondiale.
On retrouve les deux grandes phases : programmation cachée des déplacements puis déplacement et tire si on a un ennemi à portée dans son angle de tir.

X-Wing a très élégamment dépoussiéré la phase de programmation.
Là où on devait prévoir 3 déplacements d’un coup en choisissant 3 cartes et en les plaçant sur son plateau, on ne choisit plus qu’un seul déplacement à l’aide d’un cadran spécifique qu’on place face caché à côté de chaque vaisseau.
Le jeu est ainsi plus fluide et plus accessible (ils n’étaient pas rares ceux qui se trompaient lors de la programmation de leur biplan à Wings of War). On manipule moins de matériel, on empiète moins sur la table de jeu et les cadrans sont clairement identifiés sans risque de mélanger les cartes. Chaque joueur peut donc commander plusieurs vaisseaux plus facilement et ça tombe bien, c’est de ça qu’on a tous envie : déployer des escadrons complets pour attaquer l’Étoile Noire.
Les déplacements sont aussi simplifiés par l’utilisation de gabarits en carton épais plutôt que de cartes. Les socles des figurines ont des picots pour placer précisément ces gabarits : on gagne du temps et on évite les pinaillages inhérents à la plupart des jeux de figurines avec déplacement hors quadrillage (si, si, tout le monde connait ce genre de situations).

Le matériel de Luke Skywalker avec son cadran pour programmer les déplacements.

Pour ne pas rendre le jeu simplet pour autant, X-Wing ajoute un nouveau mécanisme : les actions. Chaque vaisseau peut faire une action juste après son déplacement et avant la phase de tir. Les actions disponibles dépendent du type de vaisseau (un X-Wing ne peut pas faire les mêmes choses qu’un chasseur TIE). Les tonneaux des TIE en particulier sont très utiles pour se repositionner et font régulièrement hurler les joueurs de la rébellion.

Vient ensuite le combat géré très simplement : on utilise la réglette pour vérifier s’il y a une cible à portée et dans l’angle de tir (90° vers l’avant). Suivant la distance de la cible (section 1, 2 ou 3 de la réglette), on donne un bonus à l’attaquant (distance 1) ou au défenseur (distance 3).
Les combats sont résolus avec des dés. L’attaquant lance un certain nombre de dés rouges, le défenseur un certains nombre de dés verts et on compare les résultats en prenant en compte les actions effectuées et les compétences des pilotes expérimentés.
Avec ce lancer de dés, on a un gros facteur aléatoire mais pas plus qu’avec les cartes à très forte dispersion de Wings of War (de 0 à 8 dégats !). Et puis, lancer des dés, ça rajoute du rythme, de la tension !
Un système de dégâts critiques vient rajouter un peu de piment sans compliquer les choses ni déséquilibrer l’ensemble.

Sur cette image terrible, Luke est dans l'angle de tir de papa Dark Vador.

Un autre aspect sur lequel X-Wings est très bon, c’est sur la différenciation des deux camps. Dans la boîte de base, les rebelles ont accès à un X-Wing, résistant (2 boucliers pour éviter les 2 premiers dégats subis), bien armé mais peu maniable. L’Empire a lui 2 Tie Fighters très mobiles mais qui se révèlent assez peu surs pour leurs pilotes (mais vous savez, en ce temps-là, l’Empire avait/aura des jeunes pilotes tout le tour du ventre et aisément sacrifiables).

Par contre, avec 3 chasseurs dans la boîte de base, on aura vite fait le tour des 3 scénarios fournis. Pas de panique car il est possible de racheter des vaisseaux supplémentaires pour construire l’escadron de son choix. Et là, les choses commencent sérieuses commencent avec tous les choix possibles d’un jeu de figurines d’escarmouche. Vais-je privilégier la quantité (beaucoup de vaisseaux basiques peu chers ?) ou la qualité (peu de vaisseaux mais pilotés par des héros et bardés de missiles et compétences) ?
Le jeu est recommandé pour fonctionner en 100 points (c’est le format des tournois) ce qui fera 5 à 8 chasseurs pour l’Empire et 3 à 4 chasseurs pour les rebelles.

La traduction réalisée par Edge est de bonne qualité et le niveau de francisation a été bien jaugé : on n’est pas assailli de termes anglais mais on a quand même évité certaines expressions qui peuvent écorcher les oreilles (« aile-X » ou « Chiquetaba »).

X-Wing est donc une grande réussite qui ne freinera que sur un point : le prix.
Mais pour celui qui a les moyens ou qui est atteint du virus StarWars et qui donc dépense sans compter, il propose des figurines magnifiques et des règles fluides et adaptées.
Et puisqu’on en est à parler de l’investissement, le jeu est étrangement fourni avec 6 dés alors qu’il en faut 8 pour jouer dans de bonnes conditions, donc il faudra rajouter encore quelques euros pour s’en procurer 2 autres (idéalement en achetant un pack de 6 dés supplémentaires et en se le partageant à plusieurs).

Pour l’instant, il existe 4 profils de vaisseaux disponibles (cliquez sur les liens pour accéder au fiche chez Philibert) :
Le X-Wing, vaisseau de base assez résistant.
Le Y-Wing, lourdeau et robuste et sa fameuse tourelle à ion.
Le Tie Fighter, rapide et maniable mais très peu résistant.
Le Tie Advanced, version plus solide du précédent, que certains joueront en un seul exemplaire (celui de Vader).

La seconde vague, reportée à février 2013 pour des assemblages plus difficiles que prévu présentent 2 vaisseaux de même format que les précédents et 2 gros modèles :
Le A-Wing qui pourra faire des pointes de vitesse.
Le Tie Interceptor qui pourra faire de même.
Le Faucon Millenium, le vaisseau le plus emblématique de Star Wars qui inaugure les gros vaisseaux et dont la boîte déborde de cartes et de jetons.
Le Slave-One, vaisseau du chasseur de prime Bobba Fett, lui aussi dans une grosse boîte.

X-wing
Un jeu de Jason Little
Publié par Edge
Pour 2 joueurs (ou 4 en équipe)
Pour des parties de durée variable
À partir de 8 ans
Acheter le jeu chez Philibert (Boîte de base)

 

 

 

 

Ou sinon, si vous avez 6 ans, les figurines font également une très belle décoration de gâteau d'anniversaire.

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